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Une fleur de Paris
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Mont Valèrien, mémorial de la France combattante

Mont Valèrien, mémorial de la France combattante

Mont Valérien, mémorial de la France combattante

Le Mémorial de la France combattante est un monument d'hommage aux Français combattants, résistants et déportés qui se trouve sur la ville de Suresnes (Hauts-de-Seine) sur la pente du Mont Valérien, au pied de la forteresse du Mont-Valérien (laquelle a pour altitude 162 m).

Mont Valèrien, mémorial de la France combattante

La forteresse du Mont-Valérien fut le lieu de plus d'un millier d'exécutions des résistants, comme Honoré d'Estienne d'Orves ou 22 membres du Groupe Manouchian (L’Affiche Rouge). 

La forteresse

La forteresse

Dès le 18 juin 1946, le général de Gaulle rend à cet endroit un hommage aux « massacrés et aux fusillés ».

 Le 11 novembre 1946, sous la direction d'Henri Frenay, alors ministre des prisonniers, déportés et réfugiés du gouvernement provisoire, 15 corps de combattants de la Guerre de 1939-1945, originaires de France et des colonies (Tunisie, Maroc, Tchad, Burkina Faso), dont deux femmes : Berty Albrecht et Renée Lévy sont inhumés dans une crypte provisoire. 

Mont Valèrien, mémorial de la France combattante

Frenay s'est inspiré du symbole du Soldat inconnu de la Grande Guerre, et l’a adapté aux spécificités de la Seconde Guerre mondiale. Les différentes catégories de combattants (combattants de 1940, FFL, résistants, déportés, prisonniers, hommes de la France d’Outre-Mer) sont représentées par la dépouille de l’un des leurs.  En 1952, on y place également le corps d'un Français résistant d'Indochine tué par les japonais. 

Sur le pied de la croix est gravée l'inscription extraite de l'Appel du 18 juin :  « QUOI QU'IL ARRIVE LA FLAMME DE LA RESISTANCE NE S'ETEINDRA PAS. 18 juin 1940      Charles DE GAULLE

Sur le pied de la croix est gravée l'inscription extraite de l'Appel du 18 juin : « QUOI QU'IL ARRIVE LA FLAMME DE LA RESISTANCE NE S'ETEINDRA PAS. 18 juin 1940 Charles DE GAULLE

Devant la croix de Lorraine, une flamme jaillit en permanence d'un brûloir en bronze. 

En 1958, le général de Gaulle, revenu au pouvoir, charge l'architecte des bâtiments civils et palais nationaux Félix Brunau d'édifier un véritable monument, inauguré le 18 juin 1960.  

L'esplanade du monument fait plus de 1 000 m2. Un mur de 150 m de long, en grès rose des Vosges, est accolé au rempart en meulière de la forteresse.  

Au milieu de ce mur, une grande croix de Lorraine de 12 m de haut marque l'entrée de la crypte où reposent les 16 combattants. Le caveau no 9 attend le dernier Compagnon de la Libération. Les 17 caveaux sont disposés en arc de cercle, avec au centre une urne contenant des cendres recueillies dans des camps de concentration, ornée d'une sculpture en métal représentant une flamme. 

Le long du mur, 16 sculptures différentes, équivalentes des métopes grecques, en bronze, symbolisent les différentes formes des combats pour la Libération.

Le long du mur, 16 sculptures différentes, équivalentes des métopes grecques, en bronze, symbolisent les différentes formes des combats pour la Libération.

Mont Valèrien, mémorial de la France combattante

Pour en savoir plus sur ces reliefs :

Construit à partir de 2008, un centre d'information et d'accueil est ouvert depuis 2009.

Mont Valèrien, mémorial de la France combattante
Mont Valèrien, mémorial de la France combattante

Le matin du 17 mars 1943, Missak Manouchian, Arsène Tchakarian et Marcel Rayman, attaquent à la grenade un groupe de soldats allemands à Levallois-Perret. Cet attentat marque le début d’une série d’actions menée par un groupe de résistants issus de la MOI (Main d’œuvre immigrée), plus connu sous le nom de groupe Manouchian. Pendant plusieurs mois cette organisation, composée d’une soixantaine d’hommes et de femmes, va harceler quotidiennement l’occupant nazi. Immigrés pour la plus part, ils vont être la principale force armée s’opposant directement aux allemands en région parisienne. Dotés d’un courage sans faille et guidés par un idéal, celui de la liberté, ils vont à jamais marquer l’histoire de la Résistance.

Ils seront une trentaine à être arrêtés en novembre 1943. 

Après avoir été torturés des heures durant, 24 des interpellés sont présentés devant une cour martiale allemande le 19 février 1944. Un simulacre de procès a alors lieu. 

Le 21 février 1944, trois jours après leur procès, 22 des résistants condamnés sont fusillés au Mont-Valérien.

Exécutions des membres du groupe Manouchian, 21 février 1944, Mont-Valérien

Exécutions des membres du groupe Manouchian, 21 février 1944, Mont-Valérien