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Une fleur de Paris
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Parc de la Butte du Chapeau Rouge : Un petit havre de Paix

Parc de la Butte du Chapeau Rouge : Un petit havre de Paix

Parc de la Butte du Chapeau Rouge : Un petit havre de Paix

5 avenue Debidour 75019 PARIS, 3 autres accès entre le 11 et le 29 boulevard d'Algérie dont un grand accès face à la fontaine monumentale.

Accessible par le T3b, station Robert Debré. Au 19e siècle, la butte du Chapeau-Rouge faisait partie du vaste réseau de carrières de gypse, qui s'étendait jusqu'aux Buttes-Chaumont. La butte échappa aux vastes travaux d'aménagement, qui suivirent la démolition des fortifications de Thiers, au lendemain de la première guerre mondiale.

Parc de la Butte du Chapeau Rouge : Un petit havre de Paix
"La fontaine monumentale" avec la statue de Éve. Cette oeuvre, dont le néo-classicisme répond au style du parc, fut commandée pour l'exposition internationale de 1937.

"La fontaine monumentale" avec la statue de Éve. Cette oeuvre, dont le néo-classicisme répond au style du parc, fut commandée pour l'exposition internationale de 1937.

Parc de la Butte du Chapeau Rouge : Un petit havre de Paix

Construite en 1938 en briques rouges, elle comprend un buffet d'eau et des bassins en gradins d'où jaillissent de nombreux jets de tailles différentes. Elle est nommée aussi "Accueil de Paris". La statue d'"Eve" complétement nue réalisée par Raymond Courvégnès surmonte le haut.

Parc de la Butte du Chapeau Rouge : Un petit havre de Paix

Réunion au sommet : « Tous au Pré-Saint-Gervais contre les trois ans ! »  

Le square de la paix, telle pourrait être l’autre dénomination du parc de la Butte-du-Chapeau-Rouge. Et pas simplement parce que cet îlot de verdure est peu fréquenté. Mais surtout parce qu'ici se rassemblaient, au début des années 1910, les syndicats et mouvements politiques de gauche défendant des valeurs pacifistes.  

Imaginez alors que sur ces quelque cinq hectares surplombant tout l’Est parisien, un jour de mai 1913, près de cent cinquante mille personnes se sont réunies autour de Jean Jaurès improvisant un discours en faveur de la paix.
Imaginez alors que sur ces quelque cinq hectares surplombant tout l’Est parisien, un jour de mai 1913, près de cent cinquante mille personnes se sont réunies autour de Jean Jaurès improvisant un discours en faveur de la paix.
Imaginez alors que sur ces quelque cinq hectares surplombant tout l’Est parisien, un jour de mai 1913, près de cent cinquante mille personnes se sont réunies autour de Jean Jaurès improvisant un discours en faveur de la paix.

Imaginez alors que sur ces quelque cinq hectares surplombant tout l’Est parisien, un jour de mai 1913, près de cent cinquante mille personnes se sont réunies autour de Jean Jaurès improvisant un discours en faveur de la paix.

Il y a 107 ans ... 

Mai 1913, square de la Butte du Chapeau Rouge, Jean Jaurès improvise un discours en faveur de la paix, devant cent cinquante mille personnes !

Mai 1913, square de la Butte du Chapeau Rouge, Jean Jaurès improvise un discours en faveur de la paix, devant cent cinquante mille personnes !

La « loi des trois ans » est une loi de 1913 augmentant la durée du service militaire de deux à trois ans en vue de préparer l'armée française à une guerre éventuelle avec l'Allemagne — ce sera la Première Guerre mondiale. Le 25 mai 1913, le pacifiste homme de gauche Jean Jaurès plaide contre cette loi à la fenêtre du Pré-Saint-Gervais.

Voilà un extrait de son discours : « Vous connaissez l'impatience de ces travailleurs-soldats qui attendent impatiemment la libération pour aider leur famille, subvenir aux besoins d'une vieille mère, fonder un foyer et quelle a été leur déception lorsqu'on leur a dit : Vous resterez un an de plus à la caserne !»  

Pourquoi une telle page de l'histoire s'est-elle tenue au Pré, dans la « zone » de la banlieue est, et non à Paris ? Chaque 25 mai depuis la Semaine sanglante de la Commune, en 1871, les Parisiens de gauche se rassemblaient en hommage aux morts de la Commune. En 1913, alors que la guerre se profile, le préfet de Paris interdit le traditionnel rassemblement au mur des Fédérés du Père-Lachaise (XXe) par peur des débordements. Pour Jaurès, l'endroit du rassemblement est tout choisi : ce sera le Pré-Saint-Gervais, au-delà des « fortifs, territoire des ouvriers et des besogneux ».

Pourquoi une telle page de l'histoire s'est-elle tenue au Pré, dans la « zone » de la banlieue est, et non à Paris ? Chaque 25 mai depuis la Semaine sanglante de la Commune, en 1871, les Parisiens de gauche se rassemblaient en hommage aux morts de la Commune. En 1913, alors que la guerre se profile, le préfet de Paris interdit le traditionnel rassemblement au mur des Fédérés du Père-Lachaise (XXe) par peur des débordements. Pour Jaurès, l'endroit du rassemblement est tout choisi : ce sera le Pré-Saint-Gervais, au-delà des « fortifs, territoire des ouvriers et des besogneux ».

« A l'époque et jusqu'à la fin des années 1920, la Butte-Rouge (NDLR : aujourd'hui à Paris, XIXe) se situait sur le territoire gervaisien », rappelle le maire (PS) Gérard Cosmes. Par ailleurs, Jaurès connaît bien le maire de l'époque, Jean-Baptiste Sémanaz, ancien égoutier et premier maire ouvrier de la banlieue parisienne

Parc de la Butte du Chapeau Rouge : Un petit havre de Paix

Le slogan retentit de tous les horizons : tous en masse au Pré-Saint-Gervais ! Le journal « l'Humanité », fondé par Jean Jaurès en 1904 et qu'il dirigea jusqu'à sa mort en 1914, titre d'ailleurs en une ce jour-là : « Tous au Pré-Saint-Gervais contre les trois ans ! ». « Ce qui est frappant, c'est cette écume rouge qui a jailli de la foule : tous ces gens qui brandissaient de petits drapeaux rouges », assure Martine Legrand, adjointe PS à la culture et organisatrice de la journée.  

Parc de la Butte du Chapeau Rouge ou " Le Square de la Paix "